Bien choisir un prêt immobilier pour acheter un appartement

Quand on veut choisir un prêt immobilier, les offres ne manquent pas, et les vendeurs vous font tous miroiter leurs avantages. Alors qu’avec une inflation assez faible, le coût réel du crédit reste relativement important. Comment choisir la formule qui correspond le mieux à votre situation ?

D’indispensables précautions

Quel que soit la formule que vous choisirez, il vous faut savoir exactement quel est son coût. Pour le connaître, il vous faut demander le « taux effectif global » sans se laisser prendre aux taux d’appel affichés à grands coups publicitaires. Ils oublient les frais annexes, coûts de dossier et quand il s’agit de taux variables ne sont valables qu’un an.

De toute façon il est indispensable de mettre en concurrence quatre ou cinq établissements de prêt immobilier en se montrant sous son apparence la plus solvable.

L’épargne-logement

C’est souvent ce à quoi pensent en premier les économes qui ont su se constituer un pécule : utiliser l’épargne-logement qu’ils ont constituée avec ténacité au fil des ans.

C’est un bon réflexe concernant le livret d’épargne puisque son taux de prêt est très faible. Pour ce qui concerne les P.E.L. (Plans Epargne-Logement) la réponse est variable car là le taux du prêt dépend ici de la date d’ouverture. Mais majoritairement les taux du marché sont plus intéressants à l’heure actuelle.

Les prêts à taux fixe

acheter un appartementLes plus pratiqués, et les plus simples. Taux, durée du remboursement, montant des échéances tout est clair et connu dès le début. Il suffit là de comparer le« taux effectif global » (TEG), qui comprend tous les frais annexes, pour faire son choix.

Cette simplicité a un prix : des taux sont plus élevés que ceux des prêts à taux variables, et il ne faut jamais oublier que tout emprunt est un pari qui se révèle perdant si les taux baissent, gagnant en cas d’augmentation.

Les prêts à taux variable

La crise des subprimes a fait leur mauvaise réputation, à juste titre. Le principe est simple : le taux du prêt varie avec les taux du marché. Le taux du prêt est généralement indexé sur l’Euribor, taux de l’argent au sein de la zone Euro, auquel les établissements financiers ajoutent leur marge. Ils ont cependant leur attrait sur des prêts courts, avec lesquels les risques sont limités, surtout quand les banques mettent une limite à la possible augmentation des taux, et sont en moyenne moins chers que les prêts à taux fixe.

Les prêts « in fine »

Les moins connus. Durant le prêt, l’emprunteur ne paie que les intérêts, et il rembourse le capital à la dernière échéance. On y paye plus d’intérêts, mais la formule peut être intéressante pour l’investissement locatif : les échéances sont compensées par les rentrées locatives, et l’emprunteur n’a presque pas d’efforts à faire durant longtemps.